L’Ukraine partenaire indispensable de l’Otan face aux drones de Moscou
Bonjour! Je suis David Carretta et avec Christian Spillmann nous vous proposons La Matinale Européenne.
L’analyse du jour, signée par Christian, est consacrée au rôle que l’Ukraine peut jouer dans la défense des pays de l’OTAN contre les attaques russes par drones. Cela peut paraître paradoxal. Mais l’incursion de la semaine dernière en Pologne, puis en Roumanie, démontre que l’Alliance atlantique est plus vulnérable que l’Ukraine.
Dans les brèves du jour, nous abordons le dix-neuvième paquet de sanctions contre la Russie que la Commission devrait présenter au début de cette semaine, les pressions de Donald Trump sur les Européens pour imposer des droits de douane à la Chine, et le “dilemme indien” pour Ursula von der Leyen et Kaja Kallas. Il y a aussi de la place pour le dialogue stratégique sur l’avenir de l’automobile en Europe et le report de toute décision sur les objectifs de réduction des émissions pour 2040.
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L’Ukraine partenaire indispensable de l’Otan face aux drones de Moscou
L’Otan refuse d’intégrer l’Ukraine, mais a besoin de son expérience dans la guerre des drones après avoir avoir dépensé une fortune pour contrer l’intrusion de dix-neuf engins russes dans l’espace aérien de la Pologne et détruit les plus menaçant avec des missiles hors de prix. Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte s’est dit très fier du succès de cette intervention, mais le commandant en chef des forces alliées en Europe a souligné la nécessité de doter l'Alliance de moyens de défense “meilleur marché” afin d’éviter de tuer des mouches avec des canons.
L’instrusion de dix neuf drones russes dans l’espace aérien Polonais dans la nuit du 10 au 11 septembre a sonné le branle-bas le combat à l’Otan et dans l’Union européenne. Ce n’est pas la première intrusion, mais jusqu’à présent, jamais la Russie n’avait osé lancer une attaque d’une telle ampleur contre un pays de l’Alliance. Si Vladimir Poutine a voulu tester les défenses de l’Otan – ce dont nombre de dirigeants sont convaincus - il a obtenu des réponses, dont certaines sont à la hauteur de ses attentes: le président américain ne bougera pas. Donald Trump a dans un premier temps joué l'ignorance, puis suggéré que cette incursion était “peut-être une erreur” avant de fixer un ultimatum … aux alliés de l’Amérique sur ses conditions pour sanctionner le Kremlin. L’Otan sans l’Amérique est-elle encore crédible ?
La protection de l’Europe n’est plus une priorité pour l’administration américaine. Le patron du Pentagone l’a signifié avec mépris. “Nous avons longtemps projeté notre puissance dans des lieux reculés, vaguement liés à notre propre sécurité sur le territoire national. Maintenant nous sécurisons le territoire national”, a déclaré Pete Hegseth sur Fox New.
Le Danemark a compris le message et a choisi d’investir 8 milliards d’euros dans le système anti-aérien franco-Italien “Mamba” (SAMP/T) , préféré au Patriot américain pour sa protection. Les dirigeants polonais commencent eux aussi à réaliser le lâchage américain. Trump veut faire rentrer les troupes américaines stationnées à l’étranger.
La seconde réponse est la démonstration de la capacité de l’Otan à réagir avec rapidité à une menace, même sans les Américains. Washington n’a mobilisé aucun moyen contre l’attaque.
L’incursion des drones russes a entrainé la fermeture des espaces aériens de la Pologne et des Etats baltes, le déploiement de 40.000 militaires polonais et l’envoi de moyens militaires par les alliés pour assurer la police du ciel aux frontières avec le Bélarus, notamment le long du corridor de Suwalki, une bande de terre reliant l’enclave russe de Kaliningrad entre la Pologne et la Lituanie, où les forces russes et biélorusses ont organisé l’exercice Zapad 2025, une démonstration de force très offensive.
Face à cet “acte irresponsable et dangereux”, les alliés ont en outre lancé vendredi ” l'opération Eastern Sentry” (Sentinelle orientale) sur le flanc est de l'Otan, depuis le Grand Nord jusqu’à la Mer Noire et la Méditerranée, là où est perçue la menace russe”. La décision a été prise lors des consultations au titre de l’article 4 du traité demandées par la Pologne après la violation de son espace aérien.
“Les Alliés ont déjà commencé à annoncer le déploiement de forces et de capacités pour l'opération Eastern Sentry. Le Danemark fournira deux F-16 et une frégate de défense antiaérienne, la France trois Rafale et l'Allemagne quatre Eurofighter. Le Royaume-Uni a également exprimé sa volonté de soutenir cette opération. Ces forces, et d'autres, renforcent les forces alliées existantes et renforcent la posture de dissuasion et de défense de l'Otan là où cela sera nécessaire”, a expliqué le général américain Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR). Les Rafales Français sont des appareils des Forces Aériennes Stratégiques (FAS) équipés de l’arme nucléaire. Une manière de crédibiliser la "dimension européenne de la dissuasion française”, ont fait savoir les autorités françaises.
Reste que l’incursion des drones russes a montré une faille. “L'utilisation d'avions F-35 pour abattre des drones met en évidence que la Pologne n'est pas encore prête pour ce type de guerre”, a déploré l’ancien commandant polonais de l’Eurocorps, le général Jarosław Gromadziński dans une interview accordée à Euronews. Selon l'hebdomadaire allemand Bild, le coût de l'élimination d’un drone reviendrait à 400.000 euros pour un engin qui n’en vaut à peine que quelques milliers. Le général Grynkewich, commandant suprême, a reconnu la “nécessité de trouver des moyens de défense meilleur marché’”.
“Que ferait l’OTAN si la Russie lançait une attaque simultanée avec 10.000, voire 100.000 drones Shahed/Gerbera/leurres, ciblant des dizaines de villes européennes ? Existe-t-il une défense ? Car la Russie pourrait facilement produire une telle quantité en quelques mois”, interroge l’analyste Janis Kluge du centre de réflexion Eurasia?
“Nous devons développer d'urgence un “mur de drones” sur tout le flanc oriental de l'UE”, répond le Commissaire européen à la Défense Andrius Kubilius. L’idée a été lancée en 2024 par la Lituanie. L’objectif est de renforcer les frontières avec une présence continue de drones, utilisés pour surveiller et détecter les menaces. Le “mur de drones” est devenu le projet phare commun défendu par la Commission européenne pour la Défense. Un prêt de 6 milliards d’euros va être utilisé pour conclure une “alliance des drones” avec l’Ukraine, a annoncé Ursula von der Leyen dans son discours sur l’Etat de l’UE. “Nous pouvons mettre notre puissance industrielle au service de l’Ukraine pour contrer cette guerre des drones”, a expliqué la présidente de la Commission.
Les drones sont devenus l’arme des conflits depuis la guerre pour le Haut-Karabagh en 2020. Ils ont permis aux forces de l'Azerbaïdjan de défaire les troupes arméniennes, à la grande surprise des stratèges de l’Otan.
“L’Ukraine est le théâtre d’une dronisation massive des opérations. Le phénomène est sans précédent, tant d’un point de vue quantitatif avec désormais plusieurs millions d’appareils produits et détruits chaque année, que par son influence sur la cinématique des opérations et la structure des forces”, souligne Vincent Tourret dans une analyse pour l’IFRI. “En Ukraine, en 2025, 60 à 70 % des pertes toutes catégories confondues sont la résultante de frappes de drone”, précise Tourret.
Le conflit en Ukraine a ramené l’Europe à la première guerre mondiale. “Nous avons des zones de mort de 10 à 20 km de large sur différents fronts. Tout char, véhicule blindé ou moto qui y pénètre est détruit par des drones”, a expliqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Les armées de l’Otan commencent à se former à ce nouveau type d’affrontement, mais elles sont très en retard. Zelensky a exhorté les alliés à “repenser leurs propres capacités de défense aérienne” après l’incursion de drones russes dans l’espace aérien de la Pologne.
“L'Ukraine possède une expérience unique dans la construction d'une défense multi-systèmes : défense aérienne, groupes de tir mobiles, drones intercepteurs, aviation, hélicoptères et plusieurs couches de guerre électronique. C'est la seule façon de stopper les attaques massives. Et aujourd'hui, hormis l'Ukraine et la Russie, personne ne dispose d'un tel système”, a fait valoir le président ukrainien.
“Nous sommes prêts à partager cette expérience avec nos partenaires polonais et européens”, a-t-il assuré.
Les Etats-Unis bloquent l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan. La Hongrie refuse l’intégration de l’Ukraine. L’Allemagne ne la soutient pas, par peur d’une escalade avec la Russie. Mais la porte de l’Alliance reste ouverte, répètent les autres alliés. Les dirigeants changent, les obstacles sautent. L’Ukraine, elle, démontre chaque jour qu’elle devient un partenaire incontournable pour les Européens contre la Russie de Poutine.
La citation
L’engagement de l’Otan à GAGNER a été bien inférieur à 100 %, et l’achat de pétrole russe par certains est choquant ! Cela affaiblit considérablement votre position de négociation et votre pouvoir de pression sur la Russie. Quoi qu’il en soit, je suis prêt à "le faire" quand vous le ferez.
Donald Trump.
Géopolitique
La Roumanie laisse passer un autre drone russe - Samedi, un autre drone russe a violé l’espace aérien de l’OTAN, pénétrant dans le ciel roumain alors qu’une attaque contre des infrastructures en Ukraine était en cours. Le ministère roumain de la Défense a annoncé avoir envoyé deux chasseurs F-16 pour surveiller la situation. Les deux appareils ont suivi le drone jusqu’à ce qu’il "disparaisse des radars" près d’un village proche de la frontière ukrainienne. Le drone "n’a pas survolé de zones peuplées et n’a pas représenté une menace imminente pour la sécurité de la population", a déclaré le ministère de la Défense. Le problème persiste : la Russie est capable d’utiliser l’espace aérien de l’Otan pour mener des attaques en Ukraine. Le président Volodymyr Zelensky a expliqué que "le drone a pénétré d’environ dix kilomètres sur le territoire roumain et a opéré dans l’espace aérien de l’Otan pendant environ cinquante minutes (…). L’armée russe sait exactement où ses drones sont dirigés et combien de temps ils peuvent opérer dans les airs. Leurs trajectoires sont toujours calculées. Il ne peut s’agir d’une coïncidence, d’une erreur ou de l’initiative d’un commandant subalterne. Il s’agit d’une expansion évidente de la guerre par la Russie."
Kallas condamne “l’escalade inconsidérée" de la Russie - "La violation de l’espace aérien roumain par des drones russes constitue une nouvelle violation inacceptable de la souveraineté d’un État membre de l’UE", a déclaré hier la Haute Représentante, Kaja Kallas. "Cette escalade continue et inconsidérée menace la sécurité régionale", a dénoncé Kallas, exprimant la solidarité de l’UE avec la Roumanie. Cette incursion constitue “une menace sérieuse pour la sécurité régionale. Nous travaillons en étroite collaboration avec la Roumanie et tous les États membres pour protéger le territoire de l'UE”, a assuré pour sa part Ursula von der Leyen.
La Commission prépare de nouvelles sanctions - La Commission a informé les États membres que la proposition pour le dix-neuvième paquet de sanctions contre la Russie devrait être présentée au début de cette semaine. La présidence danoise du Conseil de l’UE a prévu un débat lors de la réunion des ambassadeurs mercredi pour une première discussion. Mais il pourrait falloir plusieurs semaines de négociations pour finaliser le paquet. Selon un diplomate, l’adoption à l’unanimité pourrait intervenir à la veille du Conseil européen des 23 et 24 octobre. Samedi, Européens et Américains ont tenté de se coordonner lors d’une visioconférence, discutant de l’utilisation la plus efficace des actifs russes souverains gelés par les sanctions pour financer la défense de l’Ukraine, ainsi que de mesures économiques comme des sanctions et des droits de douane pour frapper ceux qui soutiennent l’effort de guerre russe.
Trump fait pression sur l’UE pour imposer des droits de douane à la Chine - Donald Trump est également intervenu samedi avec un message sur son réseau social Truth. Le président américain s’est dit prêt à adopter "des sanctions importantes contre la Russie lorsque tous les pays de l’Otan auront convenu et commencé à faire de même, et lorsque tous les pays de l’Otan auront cessé d’acheter du pétrole russe". En outre, Trump demande aux pays de l’Otan d’imposer des droits de douane "de 50 à 100 % sur la Chine", à retirer lorsque la guerre russe en Ukraine sera terminée. Plusieurs analystes estiment que la tactique de Trump vise à éviter d’adopter des sanctions contre la Russie et à reporter la responsabilité sur les Européens. La Hongrie et la Slovaquie continuent d’acheter du pétrole russe et s’opposent à des sanctions dans ce secteur. De plus, selon plusieurs sources, il n’y a pas d’appétit parmi les Vingt-Sept pour déclencher une guerre commerciale avec la Chine.
Guerre commerciale
Le dilemme indien pour la Commission von der Leyen - Mercredi 17 septembre, le collège des commissaires présentera la nouvelle agenda stratégique UE-Inde, dont l’objectif est de renforcer les relations économiques et politiques avec la plus grande démocratie du monde. Cependant, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et la Haute Représentante, Kaja Kallas, font face à un dilemme : l’Inde continue d’acheter du pétrole russe, finançant ainsi la machine de guerre en Ukraine, et le Premier ministre, Narendra Modi, n’a pas hésité à afficher son amitié avec Vladimir Poutine. Bien que la participation de Modi au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, organisé en Chine par Xi Jinping, ait été une réponse aux droits de douane de Donald Trump contre l’Inde, sa présence aux côtés de Poutine et du leader chinois a embarrassé les Européens. La Commission négocie avec l’Inde un accord de libre-échange. Vendredi, les commissaires au Commerce et à l’Agriculture, Maros Sefcovic et Christophe Hansen, étaient à New Delhi. Le ministre indien, Piyush Goyal, a réaffirmé son engagement pour "une conclusion rapide". La Commission espère un accord d’ici la fin de l’année.
Pacte vert
Décision reportée sur les objectifs climatiques pour 2040 - Les ministres de l’Environnement de l’UE se réuniront jeudi 18 septembre pour un Conseil au cours duquel ils auraient dû décider des objectifs climatiques pour 2040, ainsi que des engagements de réduction des émissions en vue de la COP30 de Belém, au Brésil, en novembre. Il n’en sera rien. À l’initiative de la France, les ambassadeurs des vingt-sept États membres ont décidé que ce seront les chefs d’État et de gouvernement qui en débattront lors du Conseil européen de fin octobre. "Au Conseil européen, il y aura un débat stratégique", nous a confirmé un diplomate. "La présidence danoise ne cherchera pas d’accord sur la loi climatique lors du Conseil Environnement du 18 septembre."
Vroum vroum
Le message énigmatique de von der Leyen sur la fin du business as usual dans l’automobile - Vendredi, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a accueilli la troisième réunion du Dialogue stratégique sur l’avenir du secteur automobile en Europe, alors qu’une grande partie des constructeurs européens font pression pour abandonner la date de 2035 pour la fin du moteur thermique. À l’issue de la réunion, von der Leyen a publié sur X un message énigmatique : "Nous voulons que l’avenir de l’automobile, et les voitures de demain, soient produits en Europe. Nous travaillons donc en étroite collaboration avec l’industrie pour que cela devienne réalité", a-t-elle écrit. "Nous avons également écouté les préoccupations du secteur et accordé de la flexibilité. Nous combinerons la décarbonation et la neutralité technologique. Maintenant que la technologie transforme la mobilité et que la géopolitique redessine la compétition mondiale, il ne peut y avoir de business as usual." La Commission a annoncé une série d’initiatives avec l’industrie, mais il n’est pas clair ce qu’il adviendra du moteur thermique en 2035. Selon certaines sources, la révision du règlement sur les voitures à zéro émission sera lancée "dès que possible".
Souveraineté numérique
La Commission accepte les engagements de Microsoft sur Teams - Vendredi, la Commission a annoncé avoir accepté les engagements de Microsoft pour mettre fin à une enquête sur l’abus de position dominante concernant l’intégration de la plateforme Teams dans les applications Word, Excel, PowerPoint et Outlook, ainsi que dans les suites Office 365 et Microsoft 365. Microsoft rendra disponibles des versions de ces suites sans Teams et à prix réduit, et permettra aux clients disposant de licences à long terme de passer à des suites sans Teams. De plus, elle offrira l’interopérabilité pour les fonctionnalités clés entre les outils de communication et de collaboration concurrents de Teams et certains produits Microsoft, et permettra aux clients de transférer leurs données depuis Teams pour faciliter l’utilisation de solutions concurrentes. Les engagements proposés par Microsoft resteront en vigueur pendant sept ans, à l’exception de ceux relatifs à l’interopérabilité et à la portabilité des données, qui resteront en vigueur pendant dix ans. "La décision d’aujourd’hui ouvre donc la voie à la concurrence sur ce marché crucial et garantit que les entreprises puissent choisir librement le produit de communication et de collaboration le plus adapté à leurs besoins", a déclaré la vice-présidente de la Commission, Teresa Ribera.
France
Lecornu cherche une méthode - Le nouveau Premier ministre de la France prône une rupture dans la méthode de gouvernement pour sortir de l’instabilité et de l’immobilisme. Lecornu doit former un gouvernement et obtenir une majorité. “Il nous reste 20 mois pour agir sur ce qui peut être fait par la négociation et de bons compromis. Le reste sera tranché dans les urnes en 2027”, a-t-il souligné. Ses premières annonces samedi sont grand public: “le travail doit payer. Je retire donc du précédent projet de budget la suppression de deux jours fériés”, a-t-il annoncé. Et comme “on ne peut pas demander aux Français des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas, nous allons supprimer les derniers avantages « à vie » qui sont encore accordés à certains anciens membres du Gouvernement”. Lecornu veut également un État “exemplaire sur sa gestion de l’argent du contribuable” et veut “faire le ménage dans les comités, délégations et offices étatiques”. Une mission sera chargée de ce ménage. “Elle sera confiée à des hauts fonctionnaires de sensibilités politiques différentes, en retraite et donc libres de toute attache, fins connaisseurs des rouages de l’État”.
La France a besoin d’un budget et d’une crédibilité - “Je veux une discussion parlementaire moderne, franche et de haut niveau avec les oppositions, notamment la gauche républicaine”, a déclaré Sébastien Lecornu. La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a appelé dimanche à chercher un accord autour "de 35 à 36 milliards" d'euros d'économies dans le projet de budget 2026. Les consultations vont commencer aujourd'hui. La décision de l’agence de notation Fitch d’abaisser vendredi la note souveraine de la France de AA - à A+ sanctionne l’instabilité politique persistante et les incertitudes budgétaires qui contrarient l'assainissement des comptes publics très dégradés de la France a été un coiup de semonce . “Les taux d’intérêt, lorsqu’ils montent, ont un impact direct sur les finances de l’État, mais aussi directement sur la vie des ménages et des entreprises. C’est pourquoi le gouvernement devra proposer au Parlement de tenir une trajectoire saine pour les finances de la France. C’est aussi une question de souveraineté”,a plaidé Lecornu. Le Premier ministre commence son mandat avec une cote de popularité très basse: 16% d’intentions favorables selon une enquête Ipsos publiée par la Tribune Dimanche. Le Premier ministre est rejoint dans les bas fonds par le chef de l’Etat, Emmanuel Macron avec 17% seulement d’opinions favorables
Cela se passe aujourd'hui
Conseil européen :
- Le président Costa en Grèce rencontre le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis ;
- À Chypre, il rencontre le président Nikos Christodoulides ;
- À Rome, il rencontre la présidente du Conseil, Giorgia Meloni.Commission :
- La présidente von der Leyen reçoit pour le déjeuner les membres de la Table ronde pour l’industrie ;
- Le commissaire Jorgensen reçoit Piero Petrucco, président de la fédération de l’industrie de la construction ; il participe à la table ronde Nordic Industry ;
- Le commissaire Kadis reçoit le président de Coldiretti, Ettore Prandini ;
- Le commissaire McGrath est en visite à Séoul ;
- Le commissaire Brunner, en Finlande, visite le poste frontalier de Vaalimaa ;
- La commissaire Kos rencontre le Premier ministre albanais, Edi Rama ;
- La vice-présidente Virkkunen préside le dialogue de mise en œuvre sur la cybersécurité.Parlement européen : Visites des délégations des commissions parlementaires dans les États membres et les pays tiers.
Banque centrale européenne :
- La présidente Lagarde participe aux « Conversations pour demain » à l’occasion du 25e anniversaire de l’Institut Montaigne à Paris ;
- Discours d’Isabel Schnabel lors d’une rencontre des économistes en chef de la BEI à Luxembourg.Eurostat : Données sur le commerce international de biens en juillet ; postes vacants au deuxième trimestre ; statistiques sur les privations et les difficultés économiques en 2024 ; données sur l’énergie en juin.


